Depuis quelques années, le monde est confronté à des défis immenses qui mettent en péril la survie de l’humanité. Les Nations ne pouvaient demeurer impassibles en assistant à la dégradation accélérée des conditions de vie, l’aggravation des inégalités et la déprédation de ressources qui risquaient de ne pas se renouveler. Pour le corpus des Nations, s’est imposée comme une évidence la nécessité « d’assurer, par des actions concrètes, la pérennité de l’humanité et de son confort de vie » (3 Août 2022).
Conscient de la nécessité de renforcer les faiblesses d’Haïti pour atteindre les objectifs du développement durable reposant sur quatre principes fondateurs: la solidarité, la précaution, la responsabilité et la participation, le CHRAD S.A. depuis plus de 15 ans met en oeuvre des initiatives qui visent à permettre au pays de réduire les inégalités sous toutes ses formes:
Principe de Solidarité entre les pays et les peuples, entre les générations actuelles et futures et entre les acteurs de la société civile, pose le problème du partage de l’ensemble des ressources naturelles de la planète; ces ressources devant être consommées sans risquer leur épuisement et en s’assurant de leur renouvellement.
Principe de Précaution consiste à s’assurer que les décisions qui sont prises ne risquent pas de causer de dommages ou de catastrophes irréparables à la santé et l’environnement.
Découlant du principe précédent, le Principe de Responsabilité sous-tend la règle du «pollueur-payeur», c’est à dire que les gouvernements, les organisations, les entreprises et les personnes qui n’ont pas fait preuve « de respect et de prudence » (dégradation, pollution, catastrophes, etc…) dans leurs interactions avec l’environnement ou dans leurs décisions liées à la santé devraient assumer les coûts (financiers et judiciaires) qui en découlent.
Principe de Participation rappelle que chacun doit se sentir concerné, donc peut être sollicité pour la réussite des actions nécessaires à l’implémentation du développement durable.
Ces principes historiques du concept de développement durable avaient le mérite de donner du sens à sa définition pour inciter l’ensemble des acteurs : société civile, individus, entreprises ou collectivités, à prendre conscience d’une faillite d’un modèle économique et surtout de l’urgence d’agir découlant de notre responsabilité collective… » (Poublon Marie-Simone (8-9-2016)

Dans cet ordre d’idée, la préoccupation suivante a été partagée : Comment s’organiser pour que les individus, groupes, associations, organisations ou collectivités publiques (incluant les États) collaborent (partenariat) dans un climat apaisé (paix) pour assurer leur prospérité tout en protégeant la planète ?
Source : Fédération Genévoise de Coopération (FEDERESO)
Le développement durable repose sur quatre principes fondateurs : la solidarité, la précaution, la responsabilité et la participation.
« Le concept de développement durable introduit l’idée que les ressources de notre monde sont limitées. Il faut donc concilier ces trois domaines en même temps pour éviter leur épuisement : l’environnement, la société et l’économie. » (Feb 23, 2023)
« Le développement durable repose sur 3 piliers :
– Le pilier Économique : l’ économie est un pilier qui occupe une place prééminente dans les sociétés de consommation. Le développement durable implique la modification des modes de production et de consommation en introduisant des actions pour que la croissance économique ne se fasse pas au détriment de l’environnement et du social.
– Le pilier Social : ou encore le pilier humain. Le développement durable englobe la lutte contre l’exclusion sociale, l’accès généralisé aux biens et aux services, les conditions de travail, l’amélioration de la formation des salariés et leur diversité, le développement du commerce équitable et local.
– Le pilier Environnemental : il s’agit du pilier le plus connu. Le développement durable est souvent réduit à tort à cette seule dimension environnementale. Il est vrai que dans les pays industrialisés, l’environnement est l’une des principales préoccupations en la matière, notamment à cause d’une consommation en excès et trop de déchets produits. Il s’agit de rejeter les actes nuisibles à notre planète pour que notre écosystème, la biodiversité, la faune et la flore puissent être préservées. » (Jérémy WARREN, 13-12-2010)
En s’appuyant sur cette sagesse dont l’origine est disputée, «Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants», le Rapport de la Commisssion Mondiale sur l’Environnement et le Développement établit que « Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Rapport Brundtland – 1987
En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l’égide des Nations unies, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.
Ainsi, pour concrétiser ce développement « harmonieux » et durable, il convient d’organiser les milieux de vie pour qu’ils soient économiquement viables, socialement accueillants et équitables, et en évoluant dans un environnement « préservé » et vivable (soutenable). C’est pourquoi le CHRAD S.A. s’est sacrifié pour la mise en oeuvre des Centres de Germoplasme et de Propagation végétale qui est la meilleure infrastructure de reboisement et de stabilisation des bassins versants d’Haïti.

Finalités Ultimes (Source : Echallens21)
La vision des objectifs de développement durable (ODD), approuvés par les Nations unies en août 2015, comme l’indique le canevas, postée sur le site de l’institution, présente 17 objectifs couvrant tous les aspects de l’activité humaine. Chaque objectif est accompagné de plusieurs cibles et de plusieurs sous-objectifs à mettre en œuvre. Au total, il a été défini 169 cibles qui sont communes à tous les pays engagés et qui répondent aux défis mondiaux auxquels l’humanité est confrontée, notamment ceux liés à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice.

« Penser Global, Agir Local »
Les aspects essentiels du développement durable interpellent sur les capacités de la planète et les inégalités d’accès aux ressources, exacerbant des préoccupations récurrentes sur la place de l’homme dans la nature.
Dans le cadre de cette dynamique, s’est imposé la notion de responsabilité de l’être humain et son implication dans la sauvegarde de son environnement.
Le CHRAD S.A. : Un Acteur Responsable, Impliqué dans la Régénération de l’Environnement
La couverture végétale déficiente du territoire national constitue un facteur majeur de renforcement des risques climatiques en Haïti. Cette tendance est aggravée par la catastrophique situation sécuritaire qui bloque toute pensée stratégique (long terme) sur des problématiques d’importance, notamment l’environnement. De plus, les ressources publiques s’amenuisant avec la significative baisse de l’activité économique (impact de l’insécurité), toute prévision budgétaire dédiée à l’environnement est perçue comme non optimale, eut égard à la raréfaction des ressources destinées à couvrir les dépenses non récurrentes.
Entre temps, la population qui s’appauvrit chaque jour n’a d’autres choix que de poursuivre les agressions quotidiennes « contre » l’environnement, tant urbain que rural. Haïti ayant un relief particulièrement accidenté (montagneux), il s’est installé une déprédation systématique de la couverture végétale, qui passe de 35 % en 1940 à moins de 2 % aujourd’hui[1].
Avec le niveau alarmant de la couverture boisée du pays, la volonté d’inverser cette dynamique régressive qui pourrait causer des dommages irréparables à l’environnement devrait se traduire par l’adoption et la mise en œuvre de politiques publiques agressives de reboisement – reforestation – élimination de pratiques néfastes à l’environnement (déchets plastiques, charbon de bois) qui permettraient de faire remonter progressivement la couverture boisée à un niveau plus soutenable (15 – 25%).
Prenant conscience de ce risque majeur qui met en péril la viabilité même du territoire national, le CHRAD s’est engagé, de manière patriotique, à apporter à l’État Haïtien un support déterminant à travers son savoir-faire et sa crédibilité financière. Allant jusqu’à contacter des prêts bancaires dans le but de soutenir cette initiative non partisane : le CHRAD s’est endettée et a hypothéqué ses biens afin de construire des Centres de Germoplasme sans avance de fonds de l’État. Cinq (5) de ces Centres ont été construits à travers le pays, à Lévy – Cam-Perrin (Sud), à Fonds des Nègres (Nippes), à Marfranc (Grande Anse), à Grand Pré – Quartier-Morin (Nord) et à Aubert – Port de Paix (Nord Ouest). Le CHRAD S.A. assure la responsabilité du fonctionnement de 2 centres.
Ces Centres de Germoplasme ont permis le développement de 11 millions d’arbres réussis parmi les 14 millions de plantules mises en terre au cours de ces 6 dernières années, ils renversent la tendance au déboisement, régularisent notre climat et assurent la résilience de nos écosystèmes. De plus, avec les visites organisées à l’intention des écoliers et des étudiants, le CHRAD est l’une des rares institutions du pays qui contribue à sensibiliser les jeunes sur la fragilité notre environnement, notre responsabilité de le préserver, et la nécessité de s’engager à le renforcer.
[1]Le CNIGS conteste cette estimation qui fixe la couverture forestière du pays à moins de 2 %. Des estimations très discordantes, de 2 % (PNUD) à 10 % (Koyunce/ylmaz) en passant par 4% (FAO) ou 5% (Higuera/Gundy et All.), jussqu<au chiffre farfelu de 29% (Churches et all.). Pour tenter de mettre fin á cette cacophonie, le CNIGS a entamé un processus de révision de cette estimation en s’appuyant sur la technologie de l’imagerie satellitaire. La couverture boisée de la République voisine (RD) est estimée à 39 % (croissance de 8 %, de 31 % à 39%). Toutefois, sans être spécialiste du domaine, un simple survol du pays, particulièrement en passant de l’espace aérien dominicain à celui d’Haïti (ou vice versa) permet, particulièrement avec les montagnes dénudées et l’asséchement des cours d’eau en Haïti par opposition à une relative luxuriante verdure en RD, d’apprécier visuellement que le différentiel de couverture boisée entre les 2 pays est significative, peut être inférieure à 10 % du niveau de la couverture boisée de la RD..
Les Centres de Germoplasme ont permis le développement de 11 millions d’arbres réussis parmi les 14 millions de plantules mises en terre au cours de ces 6 dernières années. Plus spécifiquement, les centres de Germoplasme ont préparé, entre autres, 1,400,000 plantules de Café, 400,000 plantules de Cacao, 400,000 Plantules de Goyave, 400,000 plantules de Cèdre, 400,000 Plantules de Frêne (Bois Blanc), 4,000,000 Plantules de Moringa, 50,000 Plantules d’Acajou, 50,000 plantules d’Arbre à pain, 20,000 plantules d’Arbre véritable, 2,000,000 plantules de Citron, 2,000,000 plantules d’Oranges douces; 2,000,000 plantules d’orange amères. Les centres de Germoplasme devront plus tard participer à la préservation la recolonisation et la prolifération d’espèces autochtones (qui ne se retrouvent que sur le territoire haïtien), notamment certains types de mangues, contribuer à un « reboisement intelligent » en s’appuyant sur des étude sur des écosystèmes comparables des Caraïbes et également participer à des études de nos écosystèmes pour être à même de mieux les protéger.
Ces actions permettent d’initier un renversement de la tendance au déboisement, de contribuer à la régularisation de notre climat et la résilience de nos écosystèmes.
En dépit du manque à gagner, le CHRAD continue de veiller à ce que ces contributions essentielles à nos écosystèmes, qui contribuent notamment à la réduction de l’empreinte carbone du pays, demeurent fonctionnelles.

Centre de Germoplasme d’Aubert dans le Nord’Ouest d’Haïti (CHRAD S.A.)
Plantules presque prêtes à la transplantation – (Mai 2023)

Mise en rootrainers de semences de café en ombrières de Grand-Pré dans le Nord
Centre de Germoplasme de Grand-Pré (24 Mars 2023) CHRAD S.A.

Accueil et sensibilisation d’écoliers
Centre de Germoplasme d’Aubert (Février 2023) CHRAD S.A.


Mise en terre définitive de Plantules de Moringa, de Cèdre et d’Acajou au sous-bassin versant de la Gorge (CHRAD S.A.)

Transplantation de jeunes pousses de café et de cacao au Centre de Germoplasme de Fonds-Des-Nègres
